Ernst Moerman

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Ernst Moerman est un écrivain et cinéaste belge né en 1897 et décédé en 1944.

Puisque le bonheur n’existe pas, tâchons d’être heureux sans lui. (Ernst Moerman)

 

 

Mr FantomasMr Fantomas 11

24′, 1937, 35 mm

 

Production : Les films Hagen-Tronje

Direction artistique : E. Vantonderen

Prises de vues : R. & N. Vanpeperstraete

Régie : Jean Michel

Musique : Robert Ledent

Avec :

Trudi van Tonderen (Elvire)

Jean Michel (M Fantomas)

Françoise Bert – Jacqueline Arpé – Suzon Samuel – Mary E. Niecret – Léa Dumont – Ginette Samuel – Mary E. Niecret – Léa Dumont – Ginette Samuel – A. Hubner – L. Wilden – R. Darkers – E. van Tonderen – L. Degroote – E. Moerman – Le chien Emile

 

 

Comme tous les surréalistes, cet ardent cinéphile marque une prédilection pour les meilleurs films à épisodes de Louis Feuillade : ceux de la période 1913 – 1917, et particulièrement pour la série des Fantômas. En sorte qu’il décide d’ajouter à cette série un épisode de son cru, à la fois parodique et sacrilège à l’égard de l’Eglise et du clergé et d’autres corps institutionnels, fidèle en cela à certains compagnons d’André Breton.

Il associe à cette entreprise un nombre considérable d’amis dont Jean Michel dans le rôle principale, figure de cabaret littéraire assez connue à l’époque et qui est le père de Johnny Halliday.

A l’inverse du film de Marien, Monsieur Fantômas n’a rien d’un canular. Réalisée avec peu de moyens, c’est une fantaisie onirique pleine d’inventions plaisantes et poétiques. Les aventures rocambolesques du héros servant de prétexte à diverses manifestations anarchisantes et irrévérencieuses. Moerman procède par succession de plans fixes ce qui signifie sans mouvement de caméra, en excluant presque entièrement les plans rapprochés. Ce type de réalisation est commun à bien des films surréalistes de ce temps. Le cinéaste demande en outre à ses interprètes occasionnels de ne pas jouer, d’être aussi impassibles que les objets et le décor. La photographie est intentionnellement grise. Sans doute l’oeuvre est maladroite techniquement mais on y trouve des passages inspirés et d’un incontestable humour corrosif.